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Je vous souhaite une année 2012 pleine d'espoir !
Le Mardi 03 Janvier 2012Poster un commentaire
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Le rêve d'une nuit d'été, l'amour éternel... Hommage à mon enfant Céline disparue un mois avant d'atteindre 22 ans
voici le lien sur Youtube
Le Mardi 02 Août 20113 commentaire(s)
Vous connaissez mes recherches dans le domaine des thérapies proposées aux Borderline. Ce qui me pousse à comprendre cette maladie, c’est que je me refuse à admettre l’issue fatale de ces patients. Ma fille Céline n’a pas trouvé de thérapeute capable de lui venir en aide. Elle s’est pendue dans son petit appartement en ce sinistre jour du 30 août 2005. Comme toutes les familles endeuillées par un drame, mon combat est de dire : « Plus jamais çà ! », comme si, moi, petite bonne femme de 54 ans, j’avais le pouvoir d’agir. Cet été, je suis tombée par hasard sur cette information : Le 23 juin 2011 Marsha Linehan, célèbre psychothérapeute, révélait au New York Times qu’elle avait été Borderline. Je comprends mais ne parle pas l’anglais. Et pourtant, il me fallait à tous prix connaître de contenu de cet article du New York Times. Pourquoi, parce que le parcours du docteur Marsha Linehan est une source d’espoir. Alors je me suis astreinte patiemment à tenter de saisir le sens des propos du Docteur Linehan et je vous propose une traduction, sans doute imparfaite, mais qui je le crois, est fidèle à l’esprit de cet interview. La révélation du Docteur Linehan donne plus de poids encore à son combat et à ses recherches depuis les années 1980 qui ont permis de proposer aux patients Borderline une thérapie comportementale la TCD (Théraphie Comportementale Dialectique), dont le nom original est DBT (Dialectical Behavior Therapy) Je m’engage également à aborder prochainement dans un article la thérapie comportementale élaborée par le Docteur Linehan. Qui est Marsha Linehan ?Cette dame de 68 ans est « chercheur » en psychologie à l’Université de Washington et créatrice de ce traitement, la TCD, utilisé dans le monde entier pour des personnes gravement suicidaires. Elle porte encore les stigmates de son passé de Borderline, entrevus par le journaliste qui pratique l’interview. Il décrira un macramé fané des brûlures, des coupures et des contusions sur le bras du Docteur Linehan. Dans le passé, Marsha était une patiente très perturbée qui sera hospitalisée en 1961/1962/1963 durant 26 mois. « J’ai été en enfer » dira-t-elle Plusieurs années après avoir quitté l’hôpital, elle errera comme une désespérée de 20 ans à qui les médecins ont donné peu de chance de survivre. Les tentatives de suicide s’enchainent et avec elles, de nouvelles hospitalisations. Mais Marsha veut s’en sortir et déménage encore. Cette fois, elle trouve un emploi comme commis dans une compagnie d’assurance. Parallèlement elle commence à prendre des cours du soir à l’Université Loyola Très croyante, Marsha se rendait fréquemment dans une chapelle du centre de retraite Cénacle. Elle raconte : « Une nuit, j’étais à genoux là, regardant la croix et tout l’endroit est devenu de l’or et soudain j’ai senti quelque chose venir vers moi. J’ai couru vers ma chambre et pour la 1ére fois je me suis parlé à moi-même à la première personne « je m’aime ».A partir de ce jour je me suis senti transformée » Pendant un an, elle a travaillé sur ses sentiments de dévastation et est arrivée à sentir la naissance de ses tempêtes émotionnelles et a appris à y faire face par une meilleure connaissance de soi. Il lui a fallu des années d’études en psychologie durant lesquelles elle a obtenu un doctorat à Loyala en 1971 pour comprendre sa métamorphose. En surface, elle s’était acceptée comme elle était. Cette acceptation est devenue de plus en plus importante lorsqu’elle a commencé à travailler avec des patients, d’abord dans une clinique accueillant des « suicidants » à Buffalo, puis plus tard en tant que chercheur. Elle refusait l’issue fatale et voulait convaincre qu’une thérapie pouvait permettre d’acquérir de nouveaux comportements, apprendre à réagir différemment…Mais les gens profondément suicidaires, même s’ils ont en eux, une volonté de changer, ont trop souvent échoué. L’approche de Marsha impose un nouveau raisonnement : le comportement de ces personnes en grande souffrance est logique. Le Docteur Linehan met en lien deux postulats : - L’acceptation de la vie telle qu’elle est, non telle qu’elle est censée être - La nécessité de changer, en dépit de cette réalité Elle testera scientifiquement sa théorie dans le monde réel. « J’ai décidé d’aider les gens « supersuicidal » parce que ce sont les gens les plus misérables du monde. Ils se pensent mauvais et j’ai compris qu’ils ne l’étaient pas. Je l’ai compris parce que je suis passé dans l’enfer de la souffrance, sans espoir de m’en sortir. » Elle choisit de traiter les personnes diagnostiquées pour troubles de personnalité limite, affection encore mal comprise, caractérisée par des comportements de mise en danger ; autodestruction, automutilation. Elle le fait sous forme d’un engagement réciproque auprès de ces personnes : s’engager à suivre la thérapie jusqu’au bout pour obtenir la chance de vivre. Elle dira « La thérapie ne fonctionne pas avec les gens qui sont déjà morts dans leur être intérieur » Le docteur Linehan gravira les échelons académiques en passant de l’université catholique d’Amérique à l’université de Washington en 1977. Des études dans les années 1980 et 1990 ont été réalisées prouvant les progrès d’une centaine de patients Borderline à risque élevé de suicide qui avaient suivi une thérapie comportementale dialectique (TCD) lors de séances hebdomadaires. Comparativement à d’autres thérapies, les patients font moins de tentatives de suicide, reviennent moins souvent en milieu hospitalier. La TCD est maintenant largement utilisée pour des patients tenaces (car la thérapie est longue), y compris des mineurs délinquants, mais aussi des personnes souffrant de troubles alimentaires et/ou de toxicomanie. Capable désormais à 68 ans de parler de sa propre expérience après des années de secret, le Docteur Marsha Linehan se dit désormais très heureuse. Tags associés : linehan, ancienne, borderline, devenue, therapeute
Le Jeudi 08 Septembre 20111 commentaire(s)
Dans un article précédent paru sur ce blog mais également sur CAREVOX, je citai une association parisienne l’AFoPEL. Je ne connais rien de cette association que ce site découvert en février de cette année. http://www.carevox.fr/sante-maladies/article/quelqu-un-que-vous-aimez-souffre?var_mode=calcul Sur CAREVOX, j’ai reçu ce commentaire qui m’a alertée : (IP:xxx.xx6.34.98) le 16 février 2011 a 11H13
Je trouve que le terme de "trouble borderline" est bien trop vague. La dissociation permet justement d’unifier le concept tout en expliquant la pluralité des problèmes rencontrés et la spécificité des symptômes de telle ou telle personne. La dissociation se traite très bien en thérapie de façon personnalisée. J’ai l’impression que cet article est surtout une publicité pour une association, et que la définition vague du concept permet a chacun de se sentir concerné. Je trouve que cet article pourrait sans problème relever de la charlatanerie pour ne pas dire du sectarisme. Méfiance au sujet de cette association, donc... Puis j’ai tenté d’entrer en contact avec un thérapeute de l’Association. J’avoue que je ne sais que penser ??? En réalité, je crois que cette personne n’a vu en moi que la publicité que j’étais entrain de faire pour son Association mais jamais au grand jamais cela n’a été mon but. Je cherche, je cherche désespérément en France une Association, un lieu où des personnes Borderlines en souffrance mais aussi où les accompagnants de ces malades pourraient trouver écoute et orientation. Par contre j’affirme à la personne qui a rédigé ce commentaire que les Borderlines ne sont pas des « docteur Jeckyl et Mister Hyde ». Cette dissociation structurelle de la personnalité n’est qu’un des effets, parfois constaté chez certains patients, pas tous. La problématique est bien plus vaste. Après une longue période de silence sur cette maladie, je reviens vers vous pour expliquer, tenter d’expliquer l’enfer que vit le patient atteint de ces troubles. La définition médicale selon le DSM IV :Trouble de la personnalité BorderIine (BorderIine Personality Disorder) ou Etat Iimite
Mode général d'instabilité des relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects avec une impulsivité marquée, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes:
Mon enfant était Borderline. Je la reconnais dans les descriptions N°1,2,3,4,5. Mon enfant avait été diagnostiquée et je ne le savais pas. Elle était majeure vous comprenez ! Dans le périple infernale pour trouver de l’aide dans une situation que je ne comprenais pas, je regrette qu’il n’y ait pas eu un temps pour qu’un de ses thérapeutes m’explique, m’encourage, m’oriente pour apprendre à lui venir en aide dans ses crises suicidaires, dans ses crises d’automutilation. C’est pourquoi il faut parler de cette maladie car elle existe et fait d’énormes ravages parmi les jeunes. Je veux dire, je veux crier : « Arrêtez de fermer les yeux face au drame de ces personnes en lourde souffrance ! Arrêtez de jeter un voile pudique sur le monde de la psychiatrie parce que ces malades vous font peurs. Ils sont des êtres de chair, de sang et d’affects qui méritent tout notre amour » Tags associés : Arretez, jeter, voile, pudique, monde, psychiatrie, peur, maladies
Le Mercredi 31 Août 2011Poster un commentaire
Hier j’ai mis également mon cri du cœur pour les « borderlines » sur le POST. Ce n’est pas vraiment le type d’article qui est lu sur ce site et pourtant, outre 404 lecteurs, j’ai reçu également deux commentaires qui m’ont rassurée. Et oui, l’indifférence face à la différence, cela choque encore… Alors j’ai écrit cette suite sur le POST : « Merci, merci vraiment d’avoir accepté de lire mon cri du cœur d’hier. Je ne pensais pas, je n’espérais pas… Seulement, voilà, j’ai besoin de crier ma révolte dans un pays où il ne fait pas bon d’être « anormal ». En fait, je ne sais pas trop ce que c’est « la normalité » : rentrer dans des normes préétablies, ne pas faire de vagues, ne pas faire tâche dans le paysage. On est nombreux nous les anormaux, sans logis, smicards, émigrés, chômeurs…malades mentaux et dépressifs. Personnellement, j’ai un combat qui m’accompagnera jusqu’à la mort : je veux lutter contre le suicide, sans doute parce que j’ai été personnellement concernée par ce fléau à la mort de mon enfant. Libération relayait le 23 mai 2011 un appel de 44 professionnels de la santé et du monde du travail pour alerter sur un fait effrayant : La France connaît l’un des taux de suicides les plus élevés de l’Union européenne. Pour vous convaincre il suffit de citer quelques chiffres 130.000 tentatives et plus de 11.000 morts par an. Je suis scandalisée par le peu d’écho d’une telle cause. Car dans les faits, on ne sait pas grand-chose. Les statistiques nous sont données par les hôpitaux et la police. Les tentatives de suicides évaluées ne le sont que s’il y a passage dans un service d’urgence. Comment affronter ce fléau si on ne le connaît pas vrai. Une épidémiologie est indispensable même si ces éléments chiffrés seront dérangeant pour notre société où il est d’usage de faire l’autruche plutôt qu’affronter les problèmes de front. »
Le Dimanche 07 Août 2011Poster un commentaire
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